Pierre Guillaume Marcel

Période de vie : 

1647 – 1708

Logo transparent

Biographie

Né à Toulouse en 1647, il est issu d’une vieille famille qui compte
plusieurs « capitouls » depuis le début du XIIIe siècle. Il fait ses études
de droit à l’Université de sa ville natale où il obtient son doctorat. Il
part ensuite à Paris où il est nommé avant 1678 sous-bibliothécaire à
l’abbaye de Saint-Victor. En 1682, il devient avocat au Parlement. Après
1685, il est en Orient, d’abord à Constantinople, peut-être en tant que
secrétaire de l’ambassadeur de France, l’abbé de Girardin, qu’il avait
rencontré à l’abbaye de Saint-Victor. En 1687, il est employé dans les
Échelles du Levant et se trouve en Égypte. Devenu commissaire de la Marine,
il quitte l’Orient en 1689, mais, promu commissaire des armées navales, il
part aussitôt à Alger pour négocier la paix entre la France et le pacha
local. Ayant accompli sa mission, il revient en France en 1690 et le roi le
nomme commissaire des classes à Arles.
Dès sa nomination à Saint-Victor, il développe un goût pour les études
historiques. Il publie dès 1679 des ouvrages importants dont le plus connu
est l’Histoire de l’origine et des progrès de la Monarchie française,
publié à Paris en 1686. Après son retour en France et sa nomination à
Arles, il s’intéresse à l’archéologie, à l’épigraphie et à l’histoire
locale. Ainsi, il rédige un commentaire, publié en 1694 dans le Journal des
Sçavants, traitant de la découverte d’un attirail de sacrifice avec une
inscription, certainement fausse, dans une urne en pierre trouvée dans le
quartier des Mouleyrès.
C’est probablement à cette période (1692/1693) que Marcel est admis à
l’Académie. En tout cas, en 1697, c’est lui qui présente devant les
académiciens la nouvelle traduction de Pétrone avec les nouveaux fragments
qu’aurait trouvés François Nodet à Belgrade en 1688. L’Académie, suivant en
cela l’opinion de l’Académie française et de son directeur, François
Charpentier qui était en rapport avec Marcel, n’a pas hésité à acclamer la
traduction, admettant ainsi l’authenticité de ces fragments, déjà contestés
en ce temps et actuellement unanimement considérés comme des faux.
Il décède le 28 décembre 1708.

Oeuvres principales

Il publie dès 1679 des ouvrages importants dont le plus connu est l’Histoire de l’origine et des progrès de la Monarchie française, publié à Paris en 1686.
Ainsi, il rédige un commentaire, publié en 1694 dans le Journal des Sçavants, traitant de la découverte d’un attirail de sacrifice avec une inscription, certainement fausse, dans une urne en pierre trouvée dans le quartier des Mouleyrès.
C’est probablement à cette période (1692/1693) que Marcel est admis à l’Académie.
En tout cas, en 1697, c’est lui qui présente devant les académiciens la nouvelle traduction de Pétrone avec les nouveaux fragments qu’aurait trouvés François Nodet à Belgrade en 1688.
L’Académie, suivant en cela l’opinion de l’Académie française et de son directeur, François Charpentier qui était en rapport avec Marcel, n’a pas hésité à acclamer la traduction, admettant ainsi l’authenticité de ces fragments, déjà contestés en ce temps et actuellement unanimement considérés comme des faux.