Charles-Joseph de Romieu

Période de vie : 

vers 1666 – 1734

Logo transparent

Biographie

Né à Arles vers 1666, il est le fils de Paul-Antoine de Romieu, lieutenant
général au siège d’Arles et de Renée de Guillen de Montjustin, qui semble
être originaire de Manosque. Il est le neveu de l’académicien Gaspard de
Romieu et le descendant direct de Lantelme de Romieu, auteur de la première
Histoire des Antiquitéz d’Arles (1575). Il appartient donc à une très
vieille famille arlésienne, attestée depuis le milieu du XIIIe siècle.
Destiné à la carrière ecclésiastique, il est tout d’abord abbé, mais
devient en 1693 chevalier de Malte. Entre 1693 et 1720, il est souvent
éloigné d’Arles. Il remplit l’office de lieutenant sur les galères de
l’ordre, reste ensuite vers 1710 à Marseille, puis reprend l’état
ecclésiastique en espérant, en vain, obtenir le prieuré de Saint-Jean
d’Aix. Il est finalement fait commandeur et revient à Arles vers 1720. Au
moment de la peste, en 1721, il est nommé commissaire de la paroisse N-D.
la Principale.
S’intéressant à la littérature et aux « choses de l’esprit », il est reçu à
l’Académie d’Arles en 1688. L’année suivante, il est chargé de prononcer
l’éloge funèbre de Mgr de Grignan, archevêque d’Arles, décédé le 9 mars
1689. Il compose quelques ouvrages lors de son passage à Marseille vers
1710, mais l’essentiel de sa production littéraire se situe après son
retour à Arles en 1720. Il rédige ainsi l’inscription qui figure au
monument érigé aux Alyscamps en souvenir des victimes de la peste de 1721,
mais l’un de ses ouvrages les plus connus est le Portefeuille du chevalier
de R***, premier caier, de ce qu’il y a de remarquable à Arles, publié en
1726.
Revenu à Arles après sa longue absence, a-t-il trouvé l’Académie à bout de
souffle ? En tout cas, après la fondation de l’Académie de Marseille en
1726, il y est admis aussitôt en tant que membre associé et prononce son
discours de réception le 23 avril 1727. Il semble toutefois avoir nourri
l’espoir de rétablir l’académie d’Arles, mais son décès en 1734 a mis fin à
ce projet.

Oeuvres principales

Il compose quelques ouvrages lors de son passage à Marseille vers 1710, mais l’essentiel de sa production littéraire se situe après son retour à Arles en 1720.
Il rédige ainsi l’inscription qui figure au monument érigé aux Alyscamps en souvenir des victimes de la peste de 1721, mais l’un de ses ouvrages les plus connus est le Portefeuille du chevalier de R***, premier caier, de ce qu’il y a de remarquable à Arles, publié en 1726.
En tout cas, après la fondation de l’Académie de Marseille en 1726, il y est admis aussitôt en tant que membre associé et prononce son discours de réception le 23 avril 1727.