Antoinette Deshoulières
Période de vie :
1634 – 1694
Biographie
Antoinette de Lafon de Boisguérin naît à Paris en 1634. Son père, maître
d’hôtel d’Anne d’Autriche, lui donne une éducation très complète, et elle
connaît le latin, l’espagnol et l’italien. En 1651, elle épouse Guillaume
Deshoulières, officier du régiment de Condé. Elle s’exile avec son mari à
Bruxelles après la victoire de Mazarin. En 1657, emprisonnée par les
Espagnols, elle lit les philosophes, dont Descartes et Gassendi, et les
Pères de l’Église. Elle revient à Paris en 1658. Belle et instruite, elle
fréquente, en femme libre, les salons littéraires du Marais où elle
rencontre Conrart, Pellisson (futur protecteur de l’Académie d’Arles),
Benserade, Quinault, les deux Corneille, La Rochefoucauld, ainsi que
Madeleine de Scudéry (autre protectrice de la Royale d’Arles), Madame de
Sévigné. Boileau lui reprochera, dans sa Xe Satire, d’être une Précieuse.
Cependant elle se range au côté de Perrault dans le parti des Modernes lors
de la Querelle des Anciens et des Modernes. Surnommée la « dixième Muse »,
ou « la Calliope française », elle tient alors un salon, et publie des
poèmes dans un recueil de Poésies. Elle écrit aussi des tragédies, des
comédies, des bergeries, des éloges, un opéra, avec moins de succès. Élue à
l’Académie des Ricovrati en 1684, elle le sera à celle d’Arles en 1689.
Elle est ainsi la première femme à entrer dans une Académie, et c’est pour
elle que sera créé le terme « académicienne ». Sa fille, Antoinette-Thérèse
Deshoulières, sera comme elle femme de lettres. Elle meurt d’un cancer en
1694.
Oeuvres principales
Surnommée la « dixième Muse », ou « la Calliope française », elle tient alors un salon, et publie des poèmes dans un recueil de Poésies.
Elle écrit aussi des tragédies, des comédies, des bergeries, des éloges, un opéra, avec moins de succès.
