Claude Terrin

Période de vie : 

1625 ? – 1710

Logo transparent

Biographie

Né à Arles vers 1625 d’une famille de la bourgeoisie arlésienne qui a livré
plusieurs juristes, il est le fils de Calixte Terrin, avocat, et de Léonne
de Janin. En 1663, il épouse Marie Sibille de Peint et est ainsi lié à
plusieurs familles nobles arlésiennes, comme les Mandon, les Montfort ou
les Gleyse.
Après des études classiques au collège d’Arles et un doctorat en droit,
probablement à l’Université d’Avignon, il devient lui-même avocat et
conseiller honoraire au siège de la Sénéchaussée d’Arles.
Il eut un goût passionné pour l’étude, en particulier les belles-lettres,
l’histoire grecque et romaine, l’archéologie, la numismatique, mais aussi
la poésie et l’astronomie. Il écrit de nombreux textes dont un grand nombre
furent publiés dans le Mercure de France, le Journal des Sçavants, le
Journal de Trévoux et il fut considéré comme l’une des gloires littéraires
de la ville.
Claude Terrin intervient dans plusieurs dossiers qui ont occupé l’Académie.
Dès 1676, il lui reproche son attitude dans le conflit qui les opposait aux
consuls d’Arles quant à l’obélisque et à la gravure, de mauvaise qualité
selon lui, que l’Académie avait envoyée à M. de Colbert. Dans la discussion
autour de l’identification de la statue féminine, trouvée en 1651 dans la
cour du Collège des Jésuites, interprétée soit comme une Diane, soit comme
une Vénus, Terrin défend, contre l’avis unanime des académiciens, la
seconde hypothèse. Les fouilles qu’il conduit en 1678 sur le site, devenu
entre temps le couvent de la Miséricorde, montre qu’il s’agit bien d’un
théâtre. La controverse donne lieu à des échanges peu courtois avec
l’Académie, en particulier avec le P. Daugières, jusqu’à ce que le Roi
tranche en faveur de la Venus (1685).
Bien que dès le XVIIIe siècle, il soit évident que Terrin était membre de
l’Académie, aucun document contemporain ne le signale et la violence des
disputes fait que l’abbé Rance doute qu’il soit admis comme académicien.
S’il a bien été reçu, cela n’a pu se faire qu’après que le calme est
revenu, à la fin de l’année 1685.
Le projet de réunir l’ensemble de ses publications n’a pas été réalisé. À
la fin de sa vie, il perd toute sa fortune et meurt très pauvre en 1710 à
Arles, dans sa maison de la place Voltaire (à l’angle entre les rues
Tardieu et Portagnel). Sa bibliothèque et son cabinet d’Antiquités, fort
réputés en son temps, ont été dispersés après sa mort. Une partie a été
achetée par Ignace Amat de Graveson.

Oeuvres principales

Il eut un goût passionné pour l’étude, en particulier les belles-lettres, l’histoire grecque et romaine, l’archéologie, la numismatique, mais aussi la poésie et l’astronomie.
Il écrit de nombreux textes dont un grand nombre furent publiés dans le Mercure de France, le Journal des Sçavants, le Journal de Trévoux et il fut considéré comme l’une des gloires littéraires de la ville.
Le projet de réunir l’ensemble de ses publications n’a pas été réalisé.