Art et société dans les villes de la Reconstruction
Conférence de Gwenaële Rot et François Vatin
Les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale transforment profondément la France. Reconstruction des villes, croissance économique, industrialisation, nouveaux modes de consommation et bouleversements sociaux accompagnent ce que l’on appellera les Trente Glorieuses.
Mais cette période de modernisation intense est aussi celle d’une profonde transformation esthétique. Architecture, urbanisme, arts plastiques et création monumentale participent à la construction d’un nouveau cadre de vie et témoignent des aspirations d’une société tournée vers la modernité.
À travers cette conférence intitulée « L’esthétique des Trente Glorieuses : art et société dans les villes de la Reconstruction », Gwenaële Rot et François Vatin proposent d’interroger les relations entre création artistique, architecture et transformations sociales dans les villes françaises reconstruites après-guerre.
La Reconstruction ne répond en effet pas uniquement à la nécessité de rebâtir les édifices et les infrastructures détruits. Elle constitue également un vaste laboratoire où architectes, urbanistes, artistes et pouvoirs publics imaginent de nouvelles formes d’habitat et de nouveaux paysages urbains.
La conférence permettra ainsi de replacer les réalisations artistiques et architecturales de cette époque dans leur contexte historique et social et de porter un nouveau regard sur un patrimoine du XXe siècle aujourd’hui pleinement entré dans l’histoire.
Les intervenants
Gwenaële Rot
Gwenaële Rot est sociologue et professeure à Sciences Po Paris. Ses recherches portent notamment sur la sociologie du travail, de l'industrie et des organisations ainsi que sur l'histoire des mondes industriels.
Ses travaux permettent d'éclairer les transformations économiques et sociales qui accompagnent la modernisation de la France au cours du XXe siècle.
François Vatin
François Vatin est sociologue et professeur à l'Université Paris-Nanterre. Ses recherches se situent notamment à la croisée de la sociologie du travail, de la sociologie économique et de l'histoire de la pensée économique et sociale.
Le croisement de leurs approches permet d'aborder les Trente Glorieuses non seulement à travers leurs réalisations architecturales et artistiques, mais également à travers la société qui les a produites.
Une esthétique de la modernité
La conférence s'intéressera particulièrement aux villes de la Reconstruction, territoires privilégiés d'expérimentation architecturale et artistique.
L'illustration choisie pour annoncer la conférence en témoigne : il s'agit d'une planche originale de Reynold Arnould, artiste étroitement associé à l'esthétique industrielle et à la modernité de l'après-guerre.
Entre art, architecture, industrie et transformations sociales, cette rencontre propose ainsi une lecture originale du patrimoine hérité des Trente Glorieuses.


